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Mardi, 03 mars

Droits et autonomisation des femmes Des résultats tangibles

Publié le 02 mars 2026 à 07:43
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Droit et autonomisation de la femme, une lutte perpétuelle
Droit et autonomisation de la femme, une lutte perpétuelle

La Journée internationale des droits des femmes sera célébrée le 08 mars. Cette année, le thème retenu est « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ». Une occasion pour le gouvernement ivoirien de faire le bilan des acquis en matière d’égalité des sexes et réaffirmer son engagement à investir dans le bien-être de la femme.
Les mêmes droits et les mêmes chances pour toutes les femmes. Qu’elles soient en milieu urbain ou en zone rurale. Quel que soit le secteur d’activité dans lequel elles évoluent. La Côte d’Ivoire déploie de nombreuses initiatives pour que les femmes, pleinement épanouies, puissent apporter leur contribution à l’économie nationale pour un développement durable et une croissance économique intégrée. En effet, le gouvernement a mené des actions et pris de nombreuses décisions qui améliorent significativement la situation de la jeune fille et de la femme.
La prochaine célébration de la Journée internationale des droits des femmes, tout en passant en revue les grandes avancées, mettra l’accent sur ce qui reste à faire en faveur des femmes. En Côte d’Ivoire, de multiples initiatives et la synergie des actions lèvent les contraintes et le pays pose résolument les bases pour agir en faveur de l’égalité homme-femme.
La Côte d’Ivoire figure parmi les rares pays qui ont réalisé d’importantes réformes en faveur de l’égalité de traitement des femmes devant la loi. On peut rappeler l’adoption de la loi n° 2019-870 du 14 octobre 2019 relative à la représentativité des femmes aux Assemblées élues, qui fixe un quota de 30% aux partis politiques, l’adoption de la loi n° 2019-570 du 26 juin 2019 relative au mariage. Les dispositions de cette loi consacrent en substance, l’égalité entre l’homme et la femme dans la gestion du ménage, protège les droits successoraux des femmes et leur statut. Dans cet arsenal juridique on peut relever la loi n° 2021-894 du 21 décembre 2021 relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viol et de violences sexuelles autres que domestiques. Sans oublier la modification de la loi n° 2015-532 du 20 juillet 2015 portant code du travail en renforçant la protection de la femme enceinte au travail par l’ordonnance n° 2021-902 du 22 décembre 2021.
L’égalité des chances et la question de l’autonomisation des femmes font aussi partie des priorités du gouvernement. Et des fonds ont été mis en place spécifiquement pour les femmes.
Le pays a mené plusieurs réformes dans les secteurs de l’entrepreneuriat féminin. Il fait partie des meilleurs élèves qui ont initié des réformes pour améliorer la participation économique des femmes. L’interdiction de toute discrimination dans l’accès au crédit a eu un impact sur l’entrepreneuriat féminin. Le nombre de bénéficiaires du Projet de gestion novatrice du fonds national femmes et développement est passé de 4 802 bénéficiaires en 2011 à 16 650 bénéficiaires à la fin de 2024, pour la mise en place d’une Activité génératrice de revenu (AGR).
La proportion de femmes dans le gouvernement est passée de 7,69% en 2011 à 18,18% en 2024. L’effectif féminin des Forces Armées de Côte d’Ivoire est passé de 300 en 2016 à 600 en 2024.
Et pour accentuer cette évolution, une attention particulière est accordée à la scolarisation de la jeune fille. Son droit à l’éducation est garanti par la loi sur l’école obligatoire qui contraint les parents à envoyer tous les enfants (fille comme garçon) à l’école. Les statistiques du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique montrent une nette évolution des indicateurs en faveur de la scolarisation de la jeune fille du préscolaire au secondaire. Même dans l’enseignement supérieur, la présence des filles est plus remarquable.
Autant de progrès qualitatifs qui sont soulignés par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré. Elle relève la volonté du Président Alassane Ouattara d’œuvrer à la promotion des droits des femmes en Côte d’Ivoire avec des actions concrètes dont les résultats contribuent à la réduction de la vulnérabilité.
CICG