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Mardi, 03 novembre

Liberté de la presse en Afrique : l’Union africaine et les journalistes sonnent l’alarme contre l’impunité

Publié le 02 novembre 2026 à 22:11
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Image d'archives
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Face à la multiplication des menaces, des violences et des intimidations contre les professionnels des médias, l’Union africaine et la Fédération des journalistes africains appellent à une mobilisation urgente pour protéger la liberté de la presse sur le continent.
À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée le 2 novembre 2026, la Commission de l’Union africaine et la Fédération des journalistes africains (FAJ) ont publié une déclaration conjointe pour dénoncer les violences persistantes visant les professionnels des médias en Afrique.
Dans leur déclaration, l’ambassadeur Bankole Adeoye, commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, et Omar Faruk Osman, président de la FAJ, rendent hommage aux journalistes victimes de menaces, d’agressions, de détentions arbitraires et parfois d’assassinats dans l’exercice de leur métier.
Placée sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité perdure », cette journée met en lumière les nouveaux dangers auxquels les journalistes sont confrontés, notamment dans les zones de conflit. Les technologies numériques, la surveillance, le harcèlement en ligne et les violences fondées sur le genre aggravent également leur vulnérabilité.
Les femmes journalistes sont particulièrement exposées aux intimidations et aux agressions numériques. Une situation préoccupante qui fragilise davantage la liberté d’expression et le droit des citoyens à une information indépendante.
Face à cette réalité, les deux institutions exhortent les États africains à renforcer les mécanismes de protection, à enquêter systématiquement sur les attaques contre les journalistes et à traduire les auteurs en justice.
Elles appellent également les gouvernements, les organisations médiatiques et la société civile à unir leurs efforts pour garantir un environnement professionnel sûr.
Au-delà des déclarations, l’enjeu est désormais de passer aux actes. Car protéger les journalistes, c’est aussi défendre la démocratie, la justice et le droit des peuples africains à être informés librement.

O.L