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Vendredi, 23 octobre

BONDOUKOU : Le Rotary mise sur l'entrepreneuriat féminin pour créer un impact durable

Publié le 23 octobre 2026 à 11:51
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Les femmes veulent quitter le secteur informel dans leurs activités pour participer à la croissance de l'économie locale.
Les femmes veulent quitter le secteur informel dans leurs activités pour participer à la croissance de l'économie locale.


Sous le Haut Parrainage de Mme la Ministre d'Etat Nialé KABA, le Rotary Club de Bondoukou et le Rotary Club Abidjan Atlantis ont transformé la salle de presse de la Préfecture de Bondoukou en véritable incubateur. Le 22 octobre 2026, plus d'une centaine de femmes leaders du Zanzan ont été formées pour pérenniser leurs commerces à l'ère du digital.
BONDOUKOU, 22 octobre 2026 (Gontougo) - Former pour émanciper, outiller pour durer. C'est le pari de l'autonomisation que le Rotary Club de Bondoukou et le Rotary Club Abidjan Atlantis ont remporté haut la main à Bondoukou. L'atelier de formation à l'entrepreneuriat féminin, s'est tenu en collaboration avec le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant.
La rencontre s'est déroulée en présence effective des faîtières des femmes et des responsables rotariens. Une mobilisation forte pour une cause qui porte le coeur de la devise rotarienne : CRÉER UN IMPACT DURABLE.
D'un côté, le Rotary Club Abidjan Atlantis, club historique du District 9101 du Rotary International, reconnu pour ses actions structurantes à travers la Côte d'Ivoire. De l'autre, le Rotary Club de Bondoukou, nouveau-né de la famille rotarienne ayant obtenu sa charte le 24 mars 2026, présidé par Mahama Koulibaly, PDG de Mediaways Groupe. Deux générations du Rotary unies pour le développement de la communauté locale du Zanzan.

100 femmes, 2 thématiques, 3 experts pour changer de modèle

Dans une salle comble, ce sont plus d'une centaine de femmes dynamiques du secteur informel qui ont pris part à l'atelier autour de deux thématiques centrales :
"Les clés de la pérennité des activités des femmes entrepreneurs du Zanzan" et "Comment maintenir et développer son commerce".
Levier 1 : L'accès au financement
M. Gaucho Wilfrid, Directeur
d'agence Advance Bondoukou, a démystifié la microfinance pour les femmes de l'informel.
"Comment les femmes du secteur informel peuvent bénéficier du crédit ? Nous avons présenté les produits d'épargne et nous les avons exhortées à être bancarisées. Pour bénéficier d'un crédit chez Advance, il faut avoir une activité, être âgée de plus de 18 ans et avoir une garantie. Nous avons simplifié la garantie pour que toutes les femmes puissent y accéder", a-t-il martelé.
Levier 2 : Le digital qui vend
M. Brevin Maudesse, Community Manager et Président du Rotary Club Grand-Bassam, a formé les participantes à l'usage professionnel des réseaux sociaux.
"J'ai donné une formation sur comment utiliser les réseaux sociaux pour optimiser ses revenus. Présenter ce que c'est, comment acquérir des clients et avoir des revenus. Ce qu'il faut retenir, c'est que les réseaux sociaux sont une opportunité pour tout le monde, surtout les dames des faîtières du Gontougo. Elles les utilisaient sur un profil personnel, maintenant elles savent comment avoir un cadre professionnel, communiquer et vendre. Elles sont vraiment satisfaites."
Levier 3 : La stratégie pour durer
Mahama Koulibaly, Président du Rotary Club Gontougo, a assuré le module de fond :
"J'ai fait une présentation holistique de la nécessité de pérenniser l'activité en contexte d'informalité qui porte notre économie. Comment rendre leur activité pérenne par la maîtrise de la politique de prix, de produit, de communication et de distribution. Des notions rendues très accessibles à ces dames qui ne sont pas allées loin à l'école mais qui ont une grande intelligence de la gestion économique."
Pour lui, l'enjeu est vital : "On est à l'heure du digital. L'illettré de demain sera celui qui ne maîtrise pas l'IA et les réseaux sociaux. Le taux de pénétration est de 100%, tout le monde a un smartphone. Le commerce se développe par les réseaux sociaux et le mobile money. Il faut les accompagner pour qu'elles soient compétitives. Grâce à elles, on tient les ODD zéro faim, pas de pauvreté et croissance dynamique. Pour éviter qu'elles soient aux abois comme lors du marché qui a brûlé, il faut qu'elles soient préparées."
"Ensemble, on avance"

À la sortie, les témoignages traduisent l'impact.

"Je m'appelle Adou di Akoua dit Drogba Didier. J'ai perdu tout mon temps aujourd'hui mais je suis fière de ça. Vraiment, on nous a donné des diplômes, on est très contents. Merci à tous nos modérateurs", lance une participante, émue.
Mme Bamba Salamata, Présidente de la faîtière élevage de Fégaf, est désormais conquise par la méthode :
"Nous faisons les petits ruminants. Aujourd'hui, on sait comment évacuer nos moutons prochainement. Ils nous ont appris beaucoup de choses. J'appelle toutes nos soeurs à s'organiser. On ne peut rien faire sans être organisé. Il faut être dans les groupes, dans les associations. Ensemble, on avance. Seule, on ne peut pas avancer."
Au soir de cette journée marathon, le message de Bondoukou est clair : l'autonomisation économique de la femme du Zanzan passe par l'organisation, la formation et la maîtrise des outils modernes. Une action qui s'inscrit pleinement dans les 4 axes du Rotary pour le développement de la communauté locale.
La marraine, Madame Nialé Kaba, a apporté sa lumière, son aura et son soutien matériel, permettant d'offrir gracieusement cette formation de haute facture aux femmes de Bondoukou.

Hosanna JP de Chantal