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Dimanche, 13 septembre

PINDA-BOROKO : ENTRE MEMOIRE, ESPOIR ET COMBAT POUR LA DIGNITE COMMUNALE

Publié le 12 septembre 2026 à 22:48
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Mme Gannon née Gnahoré Ange Lydie , la sous-préfete de Pinda-Boroko, veux impulser le développement de sa sous-préfecte avec le soutien de tous.
Mme Gannon née Gnahoré Ange Lydie , la sous-préfete de Pinda-Boroko, veux impulser le développement de sa sous-préfecte avec le soutien de tous.

De simple localité de l'arrière pays du Zanzan à Sous-préfecture stratégique du département de Bondoukou, Pinda-Boroko porte en elle plus de 50 ans d'histoire, de résilience et d'ambitions. Pourtant, le plus grand rêve de ses populations reste inaccompli : son érection en Commune._

Une histoire de persévérance administrative

L'histoire de Pinda-Boroko est celle d'un combat de longue haleine mené par ses fils et filles. Tout commence en 1975 . C'est à cette date que la première demande d'érection en sous-préfecture est introduite par le doyen des cadres, feu Kouassi Teya , assisté de la mutuelle de développement ATEP. Pendant plus de 30 ans, la localité va multiplier les démarches : lobbyisme, courriers de relance, visites d'Etat, interpellations à travers la presse.
En 1998-1999 , coup dur : l'entité administrative tant espérée est attribuée à un village voisin. Mais les cadres ne baissent pas les bras. Réorganisés à partir de 1999 sous la supervision de la mutuelle Kan Boom (nouvelle dénomination de l'ATEP), ils poursuivent la lutte. Le tournant intervient en Mars 2005 , avec le déplacement historique du Conseil Général et de l'ensemble du corps préfectoral dans l'arrière Zanzan pour constater les réalités du terrain.
Le travail paie. Après l'ouverture de son collège en 2009-2010, Pinda-Boroko est enfin érigée en Sous-préfecture en Octobre 2010.
Aujourd'hui, elle est l'une des 12 sous-préfectures du département de Bondoukou, dans la région du Gontougo, District du Zanzan, avec une population estimée à plus de 5.000 habitants, répartis dans 7 grands villages dont Pinda, Boroko, Mety, Dua Kiouame, Doumassi, Sécrébango et Kanassé.

Les atouts d'une terre d'avenir

Pinda-Boroko n'est pas une sous-préfecture comme les autres. Elle dispose d'atouts majeurs :
Un grenier agricole : Anacarde, igname, maïs et cultures vivrières font de la zone un pôle agricole vital pour Bondoukou.
Un capital humain jeune et organisé : Avec l'Union des Jeunes de Pinda-Boroko (UJPB) et la mutuelle Kan Boom , la jeunesse est structurée et engagée.
L'éducation comme priorité : Du collège ouvert en 2009 à la récente pose de la première pierre d'une cantine scolaire de 250 places le 30 mai 2026, offerte par l'ONG Le Grenier de l'École et le Rotary Club Chelles Meaux de France, l'éducation reste au cœur du développement.

Une administration au service des populations

Depuis son érection en 2010, plusieurs administrateurs se sont succédé à la tête de la circonscription, apportant chacun leur pierre à l'édifice. La plus marquante de ces dernières années restera *Mme Camara Fatoumata*, dont le passage a été salué pour sa proximité avec les populations et son initiative pour la cantine scolaire. Elle est aujourd'hui promue Secrétaire Générale de la Préfecture de Guéyo.
Elle a passé le témoin à la nouvelle Sous-préfète, Mme Gannon née Gnahoré Ange Lydie , actuellement en poste, qui a immédiatement pris à bras-le-corps les urgences sociales de la localité.

Le grand vœu : Devenir enfin Commune

Et c'est là que réside tout le paradoxe de Pinda-Boroko. Malgré son poids démographique, son histoire et son statut de Sous-préfecture depuis 2010, Pinda-Boroko n'a jamais été érigée en Commune.
Pour les populations, les chefs traditionnels, les jeunes et l'ensemble des cadres, cette situation est une injustice historique à réparer. L'érection en Commune est le vœu le plus cher de toutes les populations de Pinda-Boroko. Devenir Commune, c'est avoir un Maire résident, un budget propre, une autonomie de gestion pour bitumer les routes, équiper le centre de santé, électrifier les hameaux et fixer la jeunesse.
À l'heure où la Côte d'Ivoire prône le développement local et la décentralisation, Pinda-Boroko estime avoir rempli toutes les conditions. Son appel est clair : que l'Etat entende enfin le cri de 50 ans d'attente.

Hosanna JP de Chantal