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Dimanche, 13 septembre

REAL MADRID : HERVÉ RENARD SORT DU SILENCE ET DÉFEND LA GESTION DU CAS YAN DIOMANDÉ

Publié le 12 septembre 2026 à 17:29
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Les débuts timides de Yan Diomandé au Real Madrid alimentent les débats .
Les débuts timides de Yan Diomandé au Real Madrid alimentent les débats .

Alors que les débuts timides de Yan Diomandé au Real Madrid alimentent les débats en Côte d'Ivoire et en Espagne, le sélectionneur des Éléphants Hervé Renard a tenu à calmer le jeu. Dans un entretien accordé à Afrik-Foot, il apporte son soutien total au jeune ailier et valide la ligne dure imposée par le club.
Le cas Yan Diomandé commence à faire grand bruit. Arrivé cet été à Madrid avec l'étiquette de futur crack après une Coupe du Monde remarquée, l'international ivoirien doit se contenter de miettes. Un temps de jeu famélique qui irrite déjà une partie des supporters madrilènes et ivoiriens, réclamant plus d'audace.
Interrogé sur le sujet, Hervé Renard n'a pas esquivé. Le patron des Éléphants suit de très près l'adaptation de son poulain et prône la patience. « Bien sûr que je suis les performances de Diomandé, comme je l'avais fait lors de la Coupe du Monde. Et je crois que José Mourinho a tout dit. Il faut laisser au joueur le temps de s'acclimater, il est arrivé en retard à la préparation, il y a de la concurrence au Real. Mourinho n'a pas bluffé, il a été très clair. Il faut être patient avec Diomandé », a déclaré le technicien français.
Une sortie qui fait écho à la position ferme affichée en interne par la direction madrilène.

Florentino Pérez ne veut pas revivre le cas Mastantuono

De son côté, Florentino Pérez aurait tranché. Le président du Real Madrid ne veut pas précipiter l'éclosion de son joyau ivoirien, quitte à prendre une décision impopulaire. Dans des propos relayés ce samedi, il assume une gestion au compte-gouttes. « Nous ne voulons pas que ce qui est arrivé avec Mastantuono se reproduise avec Diomandé. Quand on donne trop de responsabilités et trop de temps de jeu à un jeune joueur dès les premiers stades, parfois on ne l'aide pas, on lui met une pression inutile », a-t-il expliqué.
Le patron de la Casa Blanca va plus loin et envoie un message clair aux fans et aux médias : « Regardez Mastantuono. Tout le monde était excité, tout le monde voulait le voir jouer, et nous lui avons donné des opportunités très tôt. Mais le football à ce niveau est différent. Quand les choses ne se passent pas bien, les mêmes personnes qui réclamaient du temps de jeu sont les premières à critiquer. » Pour Pérez, la stratégie est donc non négociable. « Avec Diomandé, nous ne commettrons pas la même erreur. Nous connaissons sa qualité, nous connaissons son potentiel et nous savons ce qu'il peut devenir. Mais nous devons le protéger, gérer ses minutes et lui permettre de se développer étape par étape. Il jouera. Il aura ses opportunités. Mais ce sont nous qui déciderons quand et combien de temps il jouera, pas les fans, pas les médias. »
Et de conclure avec une phrase qui devrait faire débat : « Je préfère que Diomandé devienne un grand joueur dans deux ans plutôt que de le précipiter maintenant et d'abîmer sa confiance. Les jeunes joueurs ont besoin de patience. Si vous croyez vraiment en eux, parfois la meilleure chose à faire est de ne pas les précipiter. » Le message est passé. À Madrid, on ne veut pas brûler Diomandé. À Abidjan, on va devoir apprendre à attendre.

Hosanna JP de Chantal