Une circulaire qui va faire du bruit dans les cours de récréation. À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le Ministère de l'Éducation Nationale met fin au débat sur la tenue des jeunes filles. Dans une note officielle N° F-0867 datée du 26 août 2026 et signée du Directeur des Écoles, Lycées et Collèges (DELC), Zamblé Bi Zamblé Germain, le ministère impose une norme claire, précise et applicable sur tout le territoire : les jupes des élèves filles devront désormais être fixées à onze (11) centimètres au-dessus de la cheville. Fini les jupes qui balayent le sol, fini les uniformes qui handicapent la marche. Place à la décence, au confort et à la mobilité.
Pourquoi cette mesure est capitale ?
Derrière ce qui pourrait sembler être un simple détail vestimentaire, se cache en réalité une réforme de fond pour l'école ivoirienne. Une question de sécurité et de mobilité : Le ministère le dit sans détour. Les jupes excessivement longues sont dangereuses. Elles traînent au sol, font trébucher les élèves dans les escaliers, gênent pendant les cours d'EPS, les déplacements rapides entre les salles et les activités pratiques. Une élève qui ne peut pas courir, se mouvoir librement, est une élève freinée dans son apprentissage.
Une question de décence et d'égalité : Fixer une longueur unique pour toutes les filles de Côte d'Ivoire, c'est mettre fin aux excès dans les deux sens : ni jupes trop courtes, ni jupes trop longues qui cachent parfois une négligence. C'est le juste milieu, l'équilibre entre le respect de la pudeur exigée en milieu scolaire et le confort moderne. C'est une tenue digne, propre, uniforme, qui replace l'élève dans son rôle d'apprenante.
Une question de discipline et de restauration de l'autorité scolaire : Depuis plusieurs années, la tenue scolaire était devenue un champ de bataille entre chefs d'établissement, parents et élèves. Cette circulaire vient siffler la fin de la récréation. Une règle est une règle. Elle s'appliquera dès la rentrée dans tous les établissements publics et privés sous la supervision des Directeurs Régionaux (DRENA) et des Chefs d'établissement.
Le ton du Directeur est ferme mais pédagogique. Il instruit ses collaborateurs d'appliquer cette mesure "dans un esprit de pédagogie, de dialogue et de respect des élèves" et d'en informer les parents sans délai.
En fixant le standard à 11 centimètres au-dessus de la cheville, le MENA ne fait pas que raccourcir des jupes. Il relève le niveau d'exigence, il sécurise les filles, il uniformise l'école et il envoie un message fort : l'école est un lieu d'apprentissage, pas un défilé de mode. La tenue doit servir la réussite, pas la freiner. Les parents sont donc prévenus : pour la rentrée 2026-2027, sortez vos mètres de rubans.
Hosanna JP de Chantal