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Lundi, 27 juillet

ZANZAN : Depuis Yézimala, la CAP-PPACI dévoile l'arme économique de Laurent Gbagbo

Publié le 27 juillet 2026 à 09:48
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Kouadio Charlemagne, secrétaire national, en charge de la Cellule des Agents du Privé PPA-CI GONTOUGO,
Kouadio Charlemagne, secrétaire national, en charge de la Cellule des Agents du Privé PPA-CI GONTOUGO,

Bondoukou, 25 juillet 2026 - C'est un signal fort venu de l'Est profond. Samedi, le village de Yézimala, fédération-symbole du Gontougo, a refusé du monde. À l'appel de KouaKou Narcisse , Secrétaire Général Adjoint chargé du District du Zanzan, tout l'appareil du PPA-CI et les populations du Zanzan ont fait le déplacement pour ce qui ressemble à un tournant : le lancement de la reconquête totale autour du Pacte Social de Laurent Gbagbo.
Au coeur du meeting, une structure présentée comme l'invention futuriste du président du PPA-CI : la CAP-PPACI, la Cellule des Agents du Privé.

L'esprit Gbagbo : de La Haye à l'économie réelle

Kouadio Charlemagne, secrétaire national, en charge de la Cellule des Agents du Privé PPA-CI GONTOUGO, en a expliqué la genèse devant une foule conquise.
"Le président Laurent Gbagbo revient de La Haye et trouve que ses camarades l'ont trahi. Il refuse de lui donner ce parti-là. Et dès lors, comme c'est un esprit, il va créer le PPA-CI. Il dit que ce parti, il faut des femmes, il faut des jeunes. Et ce n'est pas fini, il s'assoit chez lui, il réfléchit. Il dit qu'il faut que je crée la CAP", a-t-il raconté.
L'analyse qui sous-tend la CAP est économique : dans un pays, le secteur privé est le moteur du développement. Il fallait donc une structure pour l'organiser.

Portée sociale : structurer ceux qui se débrouillent

La mission de la CAP est claire : identifier et enregistrer la Côte d'Ivoire qui travaille sans appui. Commerçants, couturiers, coiffeuses, chauffeurs, maçons, menuisiers, entrepreneurs, chefs d'entreprise.
"Ce sont nous-mêmes qui nous prenons en charge. Il faut qu'on identifie toutes ces personnes-là pour que le président puisse permettre à ceux-là de travailler à leur propre compte", insiste Kouadio Charlemagne. C'est le volet social : donner une identité, une dignité et une force collective à l'informel.

Portée économique : la promesse d'une Banque d'Investissement

C'est l'annonce majeure de Yézimala. Le SGN de la CAP pointe l'échec du système bancaire actuel : que des banques commerciales, aucune banque d'investissement pour accompagner les jeunes formés qui veulent créer leur activité.
La réponse de Laurent Gbagbo, selon lui, est prête : "Bientôt, quand le président Gbagbo reviendra au pouvoir, je vous le jure, il va créer une banque d'investissement."
Le mécanisme : des prêts octroyés aux membres structurés de la CAP, avec l'État comme garant, et une structure d'encadrement pour assurer la croissance et le remboursement.
"Nous sommes des entrepreneurs, des commerçants. Il va pouvoir nous donner des prêts pour nous accompagner. Et par derrière, c'est l'État qui sera la garantie."
Dans un contexte marqué, a-t-il dit, par les incendies à répétition des marchés et la cherté des pas-de-porte qui "chassent nos parents", cette promesse a trouvé un écho particulier.
À Yézimala, le PPA-CI n'a pas seulement tenu un meeting. Il a posé une doctrine : la libération économique comme préalable au bonheur des Ivoiriens.

Hosanna JP de Chantal