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Mardi, 14 juillet

Yamoussoukro : la Côte d’Ivoire prépare son nouveau plan de lutte contre la résistance aux antimicrobiens

Publié le 14 juillet 2026 à 13:13
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Une vue des participants à l'atelier
Une vue des participants à l'atelier

Du 13 au 17 juillet 2026, une vingtaine d’experts santé humaine, animale et environnementale se réunissent pour dresser l’état des lieux avant l’élaboration du plan RAM 2026-2030.
Yamoussoukro abrite depuis ce lundi 13 juillet 2026, un atelier d’analyse situationnelle sur la résistance aux antimicrobiens, RAM. Organisé avec l’appui technique et financier du projet EpiC/FHI 360, financé par le département d’État américain, et présidé par le Groupe technique de travail sur la RAM, GTT-RAM. La résistance aux antimicrobiens (RAM) survient lorsque différents types de micro-organismes (bactéries, virus, parasites, champignons) développent des mécanismes pour résister à l’action des médicaments antibactériens, antiviraux, antiparasitaires et antifongiques
Pour le Dr Adjé Clément, conseiller technique principal d’EpiC/FHI 360, l’enjeu est majeur : "La RAM est une menace sérieuse pour nos systèmes de santé. Elle complique la prise en charge des patients". Il a réaffirmé le soutien de son projet aux autorités ivoiriennes pour bâtir le prochain plan stratégique.
Le modérateur, Dr Diane Maxime, a rappelé le travail déjà mené entre 2023 et 2026 : enquêtes dans les laboratoires et auprès des acteurs. "Cette analyse va nous permettre de définir les priorités du futur plan", a-t-il indiqué.
La Pr Guessennd Nathalie, présidente du GTT-RAM, s’est dite satisfaite de la mobilisation. "Depuis des années nous luttons ensemble. Avec l’implication de tous, nous pouvons réduire fortement l’impact de la RAM sur les populations".
Du côté des autorités locales, le Dr Miezan Egnakou, directeur régional de la Santé du Bélier, a tiré la sonnette d’alarme sur l’automédication et le mauvais usage des médicaments, des pratiques accentuées pendant la COVID-19. Il a appelé les décideurs politiques à s’impliquer davantage.
À l’issue des 5 jours de travaux, les participants doivent proposer des stratégies concrètes pour le plan d’action national 2026-2030. Objectif : préserver l’efficacité des traitements et protéger durablement les populations.
O.L