C’est une nuit d’horreur que Bondoukou n’oubliera pas de sitôt. Le bâtiment principal de son grand marché, poumon économique et symbole de la ville aux mille mosquées, a été ravagé par un violent incendie. Commerces calcinés, marchandises parties en fumée, des années de sacrifices anéanties en quelques heures. Le bilan est lourd, la consternation totale.
Mais la mairie refuse de céder au fatalisme. Lundi 13 juillet 2026, le maire Ouattara Anzoumana a frappé fort.Au terme d’une réunion d’urgence tenue dans la salle de conférence de la mairie, l’édile a annoncé la mise en place immédiate d’un comité communal de crise chargé de proposer et de coordonner des mesures idoines.
Une cellule de guerre pour sauver Bondoukou
La rencontre, présidée par le maire lui-même et placée sous la coordination du préfet de région, a rassemblé tout ce que Bondoukou compte de décideurs : le secrétaire général de la préfecture, Loan Constant, représentant le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, les chefs et directeurs des services de l’État, les responsables des entreprises et sociétés concessionnaires, la préfecture de police, le Groupement des sapeurs-pompiers civils, les forces de défense et de sécurité, les services techniques de la mairie et surtout, les représentants des commerçants sinistrés. Ce fut un signal fort : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action concertée.
« Nous avons décidé de mettre en place un comité communal de crise qui sera le cadre de coordination de toutes les actions à entreprendre. Notre priorité est d’apporter une réponse rapide, efficace et concertée aux préoccupations des commerçants sinistrés », a déclaré avec fermeté le maire Ouattara Anzoumana.
Recensement, évaluation, accompagnement : les 3 priorités
Le maire a détaillé la feuille de route de cette cellule de crise. Sa mission sera triple : centraliser toutes les informations relatives au sinistre, coordonner les interventions sur le terrain et formuler des propositions concrètes en faveur des victimes.
Et la première action est déjà lancée :. Le recensement exhaustif : Identifier chaque commerçant victime, sans exception, pour disposer de données fiables et justes. L’évaluation technique : Une commission technique sera déployée pour chiffrer avec précision les dégâts matériels et les pertes financières enregistrées. Les mesures d’accompagnement : Sur la base de ces données, l’État et la municipalité pourront décider des aides, relocalisations temporaires et appuis adaptés.
« Ce travail est indispensable pour permettre aux autorités de prendre les décisions appropriées et d’envisager les mesures d’accompagnement les plus adaptées », a insisté le premier magistrat de la commune.
À Bondoukou, l’émotion est vive, mais l’espoir renaît. Si les flammes ont consumé des étals, elles n’ont pas consumé la détermination d’une ville debout. Le comité de crise est en marche. Les commerçants, eux, attendent désormais des actes forts à la hauteur du drame.
Hosanna JP de Chantal