Traitement ...
OK
NON
ANNULER
Lundi, 06 juillet

Après dix mois de détention ,l’activiste pro-Gbagbo Ibrahim Zigui obtient une liberté provisoire

Publié le 06 juillet 2026 à 15:15
Lu 24 fois
L’activiste politique Ibrahim Zigui
L’activiste politique Ibrahim Zigui

L’activiste politique Ibrahim Zigui, connu pour son engagement en faveur de l’ancien président Laurent Gbagbo, a obtenu une liberté provisoire après avoir passé près de dix mois en détention. La décision a été rendue ce lundi par la Cour d’appel d’Abidjan, offrant un répit à l’intéressé, tout en laissant la procédure judiciaire suivre son cours.
L’information a été annoncée par son avocat, Me Rodrigue Dadjé, qui s’est félicité de cette décision. « Nous remercions les autorités ivoiriennes ainsi que la justice pour leur clémence », a déclaré le conseil de l’activiste à l’issue de l’audience. Cette remise en liberté a été accueillie avec soulagement par les proches d’Ibrahim Zigui et plusieurs militants du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui réclamaient sa libération depuis plusieurs mois.
L’affaire remonte à la nuit du 1er septembre 2025, en pleine préparation de l’élection présidentielle d’octobre. Ibrahim Zigui avait été interpellé à Abidjan après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle il appelait ses partisans à se mobiliser lors de la publication de la liste définitive des candidats par le Conseil constitutionnel. Les autorités avaient estimé que ces propos étaient susceptibles de troubler l’ordre public, justifiant ainsi son placement en détention.
Dans les jours ayant suivi son arrestation, ses proches avaient affirmé être restés sans nouvelles de lui pendant plusieurs jours, dénonçant les conditions de son interpellation. Le PPA-CI avait également pris position en faveur de son militant, estimant que son appel relevait d’une mobilisation politique pacifique et de l’exercice de la liberté d’expression.
Après plusieurs mois de détention préventive, Ibrahim Zigui avait été jugé puis condamné, en mai 2026, à cinq ans d’emprisonnement et à une amende de 20 millions de francs CFA pour des faits d’« incitation à l’insurrection » et de « troubles à l’ordre public », selon la décision de justice.
La liberté provisoire accordée par la Cour d’appel ne met toutefois pas un terme à cette affaire. Elle permet simplement à l’activiste de recouvrer sa liberté en attendant la suite de la procédure ou une éventuelle décision définitive de la justice. Le dossier reste donc pendant devant les juridictions compétentes, tandis que cette décision relance le débat sur l’équilibre entre maintien de l’ordre public et respect des libertés politiques en période électorale.
O.L