Traitement ...
OK
NON
ANNULER
Vendredi, 26 juin

Réforme de l’organe électoral : Pascal Affi N’Guessan plaide pour un dialogue inclusif et transparent

Publié le 26 juin 2026 à 15:54
Lu 17 fois
Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi
Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi

Le président du Front populaire ivoirien (FPI) et président de la Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), Pascal Affi N’Guessan, a livré un message fort à la presse au sujet de la mise en place d’un nouvel organe électoral en remplacement de la Commission électorale indépendante (CEI), à l’issue de la rencontre initiée par le gouvernement le 22 juin 2026 à la Primature.
Face aux journalistes, Affi N’Guessan a dénoncé ce qu’il qualifie de « démarche unilatérale » du gouvernement, estimant que la rencontre convoquée par le Premier ministre s’est limitée à une simple séance d’information, sans véritable échange ni débat avec les partis politiques et les organisations de la société civile.
Selon lui, bien que le gouvernement reconnaisse les graves crises électorales qu’a connues la Côte d’Ivoire depuis 2000, ayant occasionné des milliers de morts et fragilisé la cohésion nationale, son analyse reste marquée par des contradictions. Le leader du FPI s’interroge notamment sur la cohérence d’un discours qui, d’un côté, admet les défaillances du système électoral et, de l’autre, vante la vitalité démocratique du pays.
Pour Pascal Affi N’Guessan, la disparition de la CEI aurait dû être précédée d’un véritable diagnostic sur son fonctionnement et ses insuffisances. Il estime que les principales faiblesses de l’institution étaient liées à sa « caporalisation » et à son « instrumentalisation » par le pouvoir en place.
Le président de la CAP-CI a également exprimé des réserves sur la nouvelle architecture électorale proposée par le gouvernement, articulée autour de trois piliers : l’organisation matérielle des élections, le recensement des votes et le contrôle de la régularité du scrutin. Selon lui, la confiance dans un système électoral ne peut reposer uniquement sur la compétence technique, mais doit être fondée avant tout sur la neutralité, l’impartialité, la probité et la transparence.
Affi N’Guessan a par ailleurs critiqué les conditions d’organisation de la rencontre du 22 juin, dénonçant une sélection « discrétionnaire » des participants et l’absence de visibilité sur les prochaines étapes du processus de réforme.
Au nom de la CAP-CI, il a lancé un appel à l’ouverture d’un dialogue politique véritablement inclusif, réunissant toutes les forces politiques significatives, la société civile et l’ensemble des parties prenantes, afin de parvenir à un consensus national sur le futur organe électoral.
« La paix durable, la stabilité politique et la cohésion nationale dépendent de la confiance que les citoyens accordent aux élections », a insisté Pascal Affi N’Guessan, rappelant que cette confiance ne peut naître ni de décisions unilatérales ni de consultations sélectives, mais d’institutions équilibrées, crédibles et acceptées par tous.

O.L