Pinda-Boroko, le 18 juin 2026 – Le Lycée Moderne de Pinda-Boroko a enregistré un taux de réussite global de 34,51 % au BEPC 2026, soit un recul de plus de sept points par rapport à l’année dernière. Face à ces chiffres, la sous-préfète, Madame Gannon née Gnaoré Ange-Lydie, appelle à « renforcer la préparation aux examens dès les premiers jours de classe » et à transformer les échecs en une « dynamique pour les réussites à venir».
Un taux de réussite en net recul
Cette année, 116 candidats étaient inscrits au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) au Lycée Moderne de Pinda-Boroko, dont 53 filles et 63 garçons. Sur cet effectif, 113 élèves ont effectivement composé, soit 50 filles et 63 garçons.
Les résultats sont tombés : 19 filles et 20 garçons ont été déclarés admis, portant le taux de réussite global à 34,51 %, contre 41,84 % en 2025. Une baisse significative qui interpelle la communauté éducative.
Les filles légèrement plus performantes
Malgré ce recul global, l’analyse par genre révèle une légère avance des filles. Avec 38 % de réussite (19 admises sur 50 candidates), elles devancent les garçons, qui enregistrent un taux de 31,75 % (20 admis sur 63 candidats). Une performance à souligner dans un contexte national où la parité scolaire demeure un enjeu important.
Réaction officielle : un appel à la mobilisation immédiate
Contactée par nos soins, la sous-préfète de Pinda-Boroko, Madame Gannon née Gnaoré Ange-Lydie, a tenu un discours à la fois encourageant et mobilisateur :
« Félicitations aux admis et bonne continuation ! Que les non-admis redoublent d’efforts en renforçant leur préparation aux examens dès les premiers jours de classe de la prochaine rentrée scolaire. Les échecs observés cette année doivent servir à impulser une meilleure dynamique afin de garantir les réussites à venir. »
Un message clair visant à éviter toute démobilisation et à inciter les acteurs éducatifs — enseignants, parents et élèves — à anticiper la préparation dès la prochaine rentrée.
Quelles pistes pour inverser la tendance ?
La baisse du taux de réussite soulève plusieurs interrogations. Les causes peuvent être diverses : qualité de la préparation, disponibilité des ressources pédagogiques ou encore niveau d’accompagnement des élèves en difficulté.
Des sources proches de l’établissement évoquent la nécessité de renforcer les cours de soutien et de mettre en place un suivi plus personnalisé des candidats. Sans pointer de responsabilités, la sous-préfète insiste sur l’impératif d’une mobilisation collective.
Perspectives
Le Lycée Moderne de Pinda-Boroko, à l’instar de nombreux établissements secondaires du pays, fait face au défi permanent de l’amélioration des performances scolaires. Les chiffres de 2026 sonnent comme un avertissement, mais aussi comme une opportunité de réflexion pour ajuster les méthodes de travail.
La balle est désormais dans le camp des équipes éducatives et des élèves : sauront-ils, comme l’espère la sous-préfète, transformer cet échec en levier pour les réussites futures ?
Hosanna JP de Chantal