Bondoukou, 10 juin 2026 – Une nouvelle dynamique de gouvernance interne est en marche au sein du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPACI) dans le district du Zanzan. À la faveur d’une directive du président du parti, Laurent Gbagbo, datée du 25 mai 2026, les fédéraux sont désormais invités à participer directement au choix de leurs responsables. Une première expérience qui pourrait redéfinir les mécanismes de désignation des cadres du parti.
Une innovation politique portée par la base
Jusqu’ici, la désignation des responsables du PPACI reposait essentiellement sur des nominations effectuées par la direction du parti. Soucieux de renforcer l’ancrage local de son organisation et de favoriser une plus grande implication des militants, Laurent Gbagbo a décidé de faire confiance à la base.
Le principe est simple : les fédéraux du district du Zanzan devront identifier trois personnalités parmi les militants en lice pour le poste de Secrétaire général adjoint (SGA). La liste des trois candidats retenus sera ensuite transmise au président du parti, qui procédera au choix définitif.
Cette démarche vise à renforcer la légitimité des responsables locaux tout en consolidant la cohésion interne du parti à l’approche des prochaines échéances politiques.
Un processus participatif en plusieurs étapes
Pour mener à bien cette opération, une coordination des fédéraux a été mise en place. Après l’ouverture des candidatures, dont la clôture était fixée au 10 juin, les listes des postulants seront examinées lors des assemblées générales prévues le 12 juin dans les différents départements du district.
Chaque fédération devra alors proposer trois noms. Les résultats seront consolidés lors d’une réunion plénière prévue le 13 juin à Bondoukou, où les fédéraux arrêteront la liste finale des trois candidats à soumettre à Laurent Gbagbo.
Une compétition ouverte
Cette nouvelle procédure place tous les prétendants sur un pied d’égalité, y compris l’actuel SGA du district, Narcisse Kouakou. Désormais, sa reconduction dépendra autant de l’appréciation des militants que de la décision finale du président du parti.
Parmi les personnalités citées comme de potentiels challengers figurent notamment Kambou Bébé, de la région de Bouna, et Adou Kobenan Michel, de Tabagne, dont les réseaux militants pourraient peser dans les consultations à venir.
Un enjeu au-delà d’une simple nomination
Au-delà du choix d’un responsable régional, l’initiative constitue un véritable test de démocratie interne pour le PPACI. Les assemblées des 12 et 13 juin permettront de mesurer la capacité du parti à associer davantage ses militants aux décisions stratégiques et pourraient servir de modèle pour d’autres districts.
Les regards sont désormais tournés vers Bondoukou, où se jouera une étape importante dans l’évolution de la gouvernance du PPACI et dans la consolidation de son implantation dans le Zanzan.
Hosanna JP de Chantal.