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Vendredi, 01 mai

L’aube finit toujours par se lever

Publié le 30 avril 2026 à 16:22
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L’aube finit toujours par se lever quelque soit la durée de la nuit
L’aube finit toujours par se lever quelque soit la durée de la nuit

La vie nous l’enseigne : les problèmes sont temporaires. Même lorsque la nuit semble s’éterniser, le jour finit toujours par revenir. Cette vérité vaut pour chacun de nous, comme pour la Côte d’Ivoire tout entière.
Aujourd’hui, la nuit paraît longue. Prix qui flambent à Yopougon, diplômés sans emploi, délestages, tensions foncières : le découragement n’est jamais loin. Pourtant, notre histoire est formelle : aucune nuit n’est éternelle. Nous avons traversé 2002, nous avons traversé 2011. Les maquis ont rouvert, les écoles ont repris, les ponts se sont relevés. Si hier est passé, aujourd’hui passera aussi.
Entre-temps, deux pièges nous guettent.
Le désespoir : croire que rien ne changera, baisser les bras, renoncer à l’effort.
La précipitation : vouloir tout, tout de suite, forcer le fruit avant qu’il ne soit mûr, au risque de tout compromettre.
Face à ces écueils, une seule voie : persévérer. Non dans l’agitation stérile, mais dans l’effort constant. Continuer de semer, même lorsque la pluie tarde. Continuer de bâtir, d’étudier, d’entreprendre, de dialoguer, même lorsque les résultats se font attendre.
Cela exige deux vertus essentielles : la patience et la confiance.
La patience pour tenir lorsque tout vacille.
La confiance pour croire que ce qui nous est destiné adviendra en son temps.

Pour certains, cette confiance est une foi en Dieu, qui « fait toute chose belle en son temps ». Pour d’autres, elle repose sur le génie ivoirien, la solidarité ou la capacité d’un peuple à se relever. Peu importe son nom : sans elle, aucune aube ne mérite d’être attendue.
Alors, tenons bon. Ensemble.
La mère qui fait crédit au marché, le développeur de Treichville à deux heures du matin, l’agriculteur de Soubré qui replante après l’inondation : c’est déjà là que l’aube se prépare.
La Côte d’Ivoire n’est pas condamnée à l’obscurité. Comme chaque matin sur la lagune Ébrié, elle est appelée à voir le soleil se lever. Et notre hymne national en porte la promesse.

Hosanna JP de Chantal