Le gouvernement ivoirien mène une offensive sans précédent contre les cliniques clandestines, avec un objectif clair : garantir aux populations des soins sûrs et de qualité. Pari tenu. Entre 2022 et 2025, pas moins de 1 743 établissements illégaux ont été fermés à travers le pays.
À en croire la directrice des Établissements privés et professions sanitaires, Dr Marie-Josèphe Bitty, la Côte d’Ivoire est désormais proche du « zéro clinique illégale » sur les 80 % initialement identifiés. Mieux, plus de 1 500 structures ont été régularisées, renforçant ainsi l’offre de soins dans un cadre légal.
Cette opération était d’autant plus cruciale que le secteur privé assure environ 50 % des prestations sanitaires au niveau national, avec un pic de 60 % à Abidjan. Pour encadrer efficacement ce secteur, une police sanitaire a été mise en place, chargée de traquer fraudes et pratiques illégales.
Lancée en octobre 2022, l’opération « Zéro clinique illégale d’ici 2025 » s’est traduite par des contrôles intensifs, conduisant à des fermetures massives, comme dans le Cavally où 118 cliniques sur 123 ont été mises sous scellés en mars 2024.
Parallèlement, un guichet unique d’agrément et un observatoire digital ont été instaurés pour renforcer la transparence et encourager les dénonciations. En soutien, l’État déploie un investissement de plus de 1 000 milliards FCFA pour moderniser le système de santé, avec déjà 1 139 nouveaux centres de santé construits.
Désormais, le défi est clair : maintenir la vigilance pour préserver ces acquis et protéger durablement la vie des patients.
O.L / CICG