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Dimanche, 12 avril

Festigban 2026 Ouattara Siaka magnifie la cohésion sociale comme socle du développement à Gbanhui

Publié le 08 avril 2026 à 12:18
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Une vue des officiels de la cérémonie posant avec le peintre Touré,
Une vue des officiels de la cérémonie posant avec le peintre Touré,

« Sans cohésion sociale, pas de paix durable ; sans paix, pas de développement. » Cette conviction, portée par Hervé Kossonou, commissaire général du Festival de Gbanhui (Festigban), a animé la troisième édition de l’événement, tenue du 1er au 5 avril 2026. Placé sous le thème « Cohésion sociale et développement », le festival s’affirme comme un rendez-vous incontournable de valorisation culturelle et de rassemblement communautaire, organisé avec l’appui de la structure Event et Production.
Gbanhui, symbole d’unité et de renaissance culturelle
Pendant cinq jours, le village s’est transformé en une vitrine vibrante du patrimoine Koulango, Lobi et Peulh. Au programme : expositions de vestiges ancestraux, danses traditionnelles et immersion dans les œuvres du peintre Adamo, dont les toiles ont transporté les festivaliers à travers le temps. « Ce festival célèbre notre culture, mais surtout notre capacité à vivre ensemble », a souligné Hervé Kossonou, appelant chaque participant à être « un acteur de paix et un bâtisseur de développement ».
C’est dans cette atmosphère de ferveur que Ouattara Siaka, parrain de l’édition et ancien secrétaire d’État au Service civique, a pris la parole. En ce jour de Pâques, il a rendu hommage à la résilience collective : « L’espoir renaît même des cendres. <…> Bien que non élu député, je reste debout, car notre combat pour Laoudiba transcende les urnes. » Citant Nelson Mandela et Martin Luther King, il a transformé son échec électoral en un appel à l’action : « Mes promesses sont des pactes sacrés : eau potable, emploi pour les jeunes, éducation pour tous. Vous êtes ma boussole. » Il a également salué la vision du Premier ministre Téné Birahima et du président Alassane Ouattara, « dont les réformes bâtissent une Côte d’Ivoire unie », rappelant la maxime de Félix Houphouët-Boigny : « La paix n’est pas un mot, mais un comportement. »
Le Festigban, « pont entre les ancêtres et le futur »
Pour Ouattara Siaka, ce festival incarne une « renaissance collective ». « Un proverbe baoulé dit que la forêt grandit parce que chaque arbre y contribue. <…> Je m’engage à faire de cette scène un tremplin pour vos talents », a-t-il lancé, promettant de faire de Gbanhui « un phare » grâce à l’alliance entre traditions et modernité.
La cérémonie, présidée par le préfet de la région du Gontougo et représenté par la sous-préfète de Laoudiba, Danielle Solange Ouedji, a relayé les félicitations du préfet Kouadio Gbongbo André pour cette « jeunesse unie et engagée ». Elle a insisté sur l’importance de la culture comme « signe distinctif d’un peuple », citant en exemple l’implication du parrain.
En clôture, Wole Sié, chef de Gbanhui, et Sodja Richard, président de la mutuelle locale, ont exprimé leur gratitude pour la mobilisation, annonçant déjà une quatrième édition « plus dynamique ».
Hosanna JP de Chantal