Traitement ...
OK
NON
ANNULER
Dimanche, 12 avril

ADMINISTRATION JUDICIAIRE JEAN SANSAN KAMBILÉ TAPE DU POING SUR LA TABLE APRÈS UN "OUBLI" DE 7 ANS

Publié le 08 avril 2026 à 10:17
Lu 82 fois
le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé,
le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé,

Suite aux révélations de Maître Youssouf Méité concernant le blocage du dossier de Kouamé Affoué Félicité, le Garde des Sceaux a ordonné une enquête interne pour situer les responsabilités de ce dysfonctionnement majeur.
L’affaire fait grand bruit dans le milieu judiciaire ivoirien. Tout commence le dimanche 5 avril 2026, quand Maître Youssouf Méité publie sur les réseaux sociaux une information troublante : l’une de ses clientes, condamnée en 2019, attendrait un procès en appel depuis sept ans. Un cri du cœur qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.
Un dossier resté "sous la pile" depuis 2019
Les faits remontent au 26 mars 2019. Ce jour-là, la nommée Kouamé Affoué Félicité est condamnée par le Tribunal Correctionnel d’Abidjan à une peine de vingt (20) ans d’emprisonnement. Dès le lendemain, le 27 mars 2019, cette dernière use de son droit légitime et interjette appel.
Pourtant, contre toute attente, la procédure s'arrête net. Selon les constatations, cet appel n’a connu aucune suite devant la Cour d’appel d’Abidjan pendant sept longues années. Une situation qui pose la question de la célérité et du suivi des dossiers au sein de notre administration pénitentiaire et judiciaire.
La réaction immédiate du Garde des Sceaux
Face à la gravité des faits, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, a réagi par voie de communiqué ce 7 avril 2026. Le Garde des Sceaux a immédiatement donné des instructions pour que la procédure reprenne son cours normal. Le dossier a été transmis le jour même au Procureur Général.
Mais le Ministre ne compte pas s'arrêter là. Pour comprendre comment une telle anomalie a pu se produire, il a instruit l’Inspection Générale des Services Judiciaires et Pénitentiaires (IGSJP) de diligenter une enquête approfondie. L'objectif est clair : identifier les failles du système et situer les responsabilités individuelles ou collectives dans ce retard excessif.
Un appel à utiliser les voies officielles
Tout en traitant l’urgence, le Ministre a profité de cette tribune pour interpeller les usagers de la Justice et les professionnels du droit. S’il reconnaît l’efficacité de l’alerte donnée par Maître Méité, il invite toutefois les acteurs à privilégier la saisine des services compétents de la Chancellerie en cas de litige ou de blocage, notamment :
• L’Inspection Générale (IGSJP)
• La Direction des Affaires Civiles et Pénales (DACP)
Cette affaire rappelle l'importance de la vigilance citoyenne et de la transparence numérique dans la modernisation de l'État de droit en Côte d'Ivoire. L'enquête de l'Inspection Générale est désormais attendue pour rassurer les justiciables sur l'intégrité de leur système judiciaire.
O.L