Bamako, le 29 janvier 2026 - Une attaque meurtrière a frappé ce jeudi la région de Diboli, située à la frontière sénégalo-malienne, faisant état de dizaines de camions citernes calcinés. Le groupe terroriste JNIM (Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin) a revendiqué l'attaque, renforçant ainsi son emprise sur le territoire malien.
Selon des sources locales, l'attaque a eu lieu tôt dans la matinée, lorsque des hommes armés ont intercepté un convoi de camions citernes qui se dirigeaient vers Bamako. Les assaillants ont ouvert le feu, incendiant les véhicules et provoquant des dégâts considérables.
"Nous avons vu des flammes et entendu des explosions. C'était terrible", a déclaré un témoin oculaire. "Les terroristes ont pris le contrôle de la zone et ont empêché quiconque de s'approcher".
Cette attaque est la dernière en date d'une série d'incidents qui ont secoué le Mali ces dernières années. Le pays est en effet confronté à une insurrection djihadiste qui a débuté en 2012 et qui a déjà fait des milliers de morts et déplacés.
Le président malien, Assimi Goïta, qui a pris le pouvoir en 2020, avait promis de restaurer la sécurité et la stabilité dans le pays. Cependant, la situation continue de se détériorer, et les attaques terroristes se multiplient.
"Le Mali est devenu un aigle sans aile", a déclaré Hamid Amadou N'gadé, journaliste et analyste politique. "Le gouvernement est incapable de protéger ses citoyens et de garantir la sécurité du territoire national. Il est temps de prendre des mesures drastiques pour mettre fin à cette crise".
Le JNIM, qui a prêté allégeance à Al-Qaïda, a intensifié ses attaques contre les forces de sécurité maliennes et les civils ces derniers mois. Le groupe a également renforcé son blocus sur Bamako, empêchant l'approvisionnement de la capitale et exacerbant la crise humanitaire.
La communauté internationale a condamné l'attaque et a appelé à une action concertée pour mettre fin à la violence au Mali. Mais pour l'instant, la situation reste critique, et les Maliens continuent de vivre dans la peur et l'incertitude.
Le gouvernement malien n'a pas encore réagi officiellement à l'attaque. Les forces de sécurité sont déployées sur les lieux pour tenter de rétablir l'ordre.
Hosanna JP de Chantal