Et si l’on mettait balle à terre ?
Le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Calice Yapo, a été inculpé le mercredi 28 janvier 2026 par le Parquet près le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, à l’issue d’une procédure judiciaire engagée à son encontre. Il a toutefois été remis en liberté, rapporte une dépêche de l’AIP.
Selon un communiqué officiel du PDCI-RDA, signé par Alain Cocautrey, directeur de cabinet du président du parti, Calice Yapo avait répondu, la veille, à une convocation des autorités policières. Longuement auditionné à la Préfecture de police d’Abidjan, il avait ensuite été placé en garde à vue avant d’être présenté au Parquet le lendemain. À l’issue de son audition par le Procureur de la République, il a été inculpé pour « trouble à l’ordre public, diffamation et tribalisme », puis laissé libre. Son procès est annoncé pour le 20 février prochain. Cette inculpation survient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué à la fois par l’après-élection et par la formation d’un nouveau gouvernement. Elle suscite de nombreuses interrogations et appelle, au-delà des positions partisanes, à une lecture lucide et approfondie de la situation socio-politique nationale. Et si, pour une fois, chaque camp mettait balle à terre ?
Et si la voie du dialogue et de la réconciliation prenait le pas sur la surenchère verbale et les crispations politiques ? Et si l’intérêt supérieur de la Nation primait sur les logiques de confrontation, afin de préserver l’unité de la grande famille ivoirienne ? Dans un pays qui a payé un lourd tribut aux divisions, il apparaît plus que jamais nécessaire de rappeler que le dialogue est l’arme des forts, et qu’il doit être accessible à tous les acteurs de la vie publique. La paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle constituent des biens précieux qu’il convient de protéger avec responsabilité. Dans cette dynamique, la direction du PDCI-RDA a appelé ses militants au calme, à la retenue et à la sérénité. Le parti exhorte également ses sympathisants à éviter toute action susceptible de troubler l’ordre public, tout en demeurant mobilisés dans le respect des lois de la République. Plus que jamais, l’heure est à l’apaisement, à la responsabilité collective et à la construction d’un avenir politique fondé sur le respect mutuel et l’intérêt général.
O.L