Traitement ...
OK
NON
ANNULER
Jeudi, 05 février

Trafic de l'anacarde : le Conseil Coton Anacarde Karité met en garde les opérateurs

Publié le 28 janvier 2026 à 09:33
Lu 127 fois
La noix de cajou, une source de richesse pour la côte d'ivoire.
La noix de cajou, une source de richesse pour la côte d'ivoire.

À la veille de la campagne anacarde 2026, le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a lancé un appel à la vigilance aux opérateurs intervenant dans la commercialisation de l'anacarde. Dans un communiqué, la Direction Générale du CCAK rappelle que l'exportation des noix de cajou par voie terrestre vers les pays limitrophes est formellement interdite, conformément au décret n°2013-810 du 26 novembre 2013.

L'anacarde est l'une des principales cultures de rente de la Côte d'Ivoire, après le cacao. Elle constitue une source importante de revenus pour les producteurs, les opérateurs économiques et l'État ivoirien. En effet, l'anacarde représente environ 10% des exportations agricoles du pays et contribue à hauteur de 2% au PIB national.

Selon les données du CCAK, la production d'anacarde en Côte d'Ivoire est passée de 400 000 tonnes en 2015 à plus de 1 million de tonnes en 2025, faisant du pays le premier producteur mondial de noix de cajou. Les recettes d'exportation de l'anacarde sont estimées à plus de 500 milliards de FCFA par an, soit environ 760 millions d'euros.

Le CCAK met en garde les opérateurs contre les risques de sanctions sévères en cas de non-respect de la réglementation. "Tout opérateur contrevenant à cette disposition s'expose à des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait de son agrément, sans préjudice de poursuites pénales, en application de l'ordonnance n°2024-886 du 16 octobre 2024 portant répression de la commercialisation et de l'exportation illicite des produits agricoles soumis à agrément", précise le communiqué.

Cette mesure vise à lutter contre la fuite des produits de l'anacarde et à protéger les intérêts des producteurs et des opérateurs économiques ivoiriens. Le CCAK invite les opérateurs à respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur et à collaborer avec les autorités compétentes pour mettre fin à ce trafic illicite.

Pour toute information complémentaire, les opérateurs peuvent contacter le CCAK aux numéros suivants : (225)2720207030 / (225)2722527580 ou par email à secrétariat_dg@conseilcotonanacarde.ci.

Le CCAK rappelle que la lutte contre le trafic de l'anacarde est une priorité pour l'État ivoirien et que toutes les dispositions sont prises pour assurer la protection des produits agricoles du pays.

Les acteurs de la filière anacarde espèrent une campagne 2026 fructueuse, avec des prix rémunérateurs pour les producteurs et une organisation efficace de la commercialisation. Ils attendent également une plus grande implication des autorités pour lutter contre le trafic illicite et promouvoir la transformation locale de l'anacarde.

Hosanna JP de Chantal