Le nouveau gouvernement de Côte d'Ivoire a été dévoilé, et la région du Gontougo est à nouveau sans ministre. Kévin Fieni, président du parti Pro-Côte d'Ivoire, partage son point de vue sur cette situation.
"Il est vrai que le Gontougo regorge de compétences et de talents, mais la présence d'un ministre dans la région n'est pas la seule garantie de développement", déclare Kévin Fieni. "Les exemples abondent de régions qui, malgré la présence de ministres, peinent à décoller."
Selon lui, le développement est avant tout une question de prise de conscience collective, de choix courageux et justes, et d'une population active et motivée. "Les ministres ont certes un rôle à jouer, mais ils ne peuvent pas tout faire seuls", ajoute-t-il. "Le développement est également une population active, gagnant honnêtement sa vie, et non une population oisive vivant des seuls deniers de quelques ministres."
Kévin Fieni souligne également que le Gontougo dispose de maires, de députés, d'un conseil régional et d'autres leviers de développement qui peuvent être utilisés pour impulser le développement de la région. "Il est temps de prendre les choses en main et de travailler ensemble pour faire du Gontougo une région prospère", déclare-t-il.
Il propose une vision pour l'avenir : une République fédérale où chaque district sera doté d'un gouverneur élu et d'un gouvernement local responsable de son développement. "Chaque district sera doté d'un gouverneur élu, revêtu du rang de chef d'État, qui en assurera la direction. Les districts prendront l'appellation d'État, de sorte que l'on ne dira plus 'je vais dans le district du Zanzan ou de Yamoussoukro', mais plutôt 'je vais dans l'État du Zanzan ou de Yamoussoukro'", explique-t-il.
"Le développement du Gontougo ne dépend pas uniquement de la présence d'un ministre, mais de la cohésion et de la détermination de ses fils et filles à travailler ensemble pour un avenir meilleur", conclut Kévin Fieni.
Hosanna JP de Chantal