Abidjan, Côte d'Ivoire - La campagne anacarde 2026 approche à grands pas, mais les producteurs africains sont confrontés à un défi majeur : la volatilité des prix de l'anacarde. Cette instabilité des prix affecte directement le revenu des producteurs, qui sont souvent les plus vulnérables aux fluctuations du marché.
Selon les experts, la volatilité des prix de l'anacarde est due à plusieurs facteurs, notamment la dépendance à l'égard des marchés internationaux, la fluctuation de la demande et de l'offre, les changements climatiques et les maladies des plantes, ainsi que les politiques commerciales et les barrières tarifaires.
Les impacts de cette volatilité sont nombreux et négatifs pour les producteurs, car la baisse du revenu et de la sécurité alimentaire, la vulnérabilité aux chocs économiques, la difficulté à investir dans la production et la transformation, ainsi que la perte de compétitivité sur les marchés internationaux sont autant de conséquences qui affectent les producteurs d'anacarde.
Pour préserver le revenu des producteurs, il est essentiel de mettre en place des mécanismes de régulation efficaces dans les filières anacarde, et les prix minimums garantis (PMG), les fonds de stabilisation des prix, les assurances-récolte et les assurances-prix, ainsi que les mécanismes de commercialisation collective sont autant de solutions qui peuvent être mises en œuvre.
Il existe déjà des exemples de régulation réussis dans les filières anacarde en Afrique, notamment le mécanisme de prix minimum garanti (PMG) en Côte d'Ivoire, le fonds de stabilisation des prix au Ghana, l'assurance-récolte et l'assurance-prix au Burkina Faso, ainsi que la commercialisation collective au Mali.
Cependant, la régulation des filières anacarde en Afrique présente également des défis, car la mise en place de mécanismes de régulation efficaces, la coordination entre les acteurs de la filière, la gestion des risques et des chocs, ainsi que la promotion de la transparence et de la gouvernance sont autant de facteurs qui doivent être pris en compte.
Malgré ces défis, la régulation des filières anacarde en Afrique présente également des opportunités, car l'amélioration du revenu des producteurs, la promotion de la sécurité alimentaire, la diversification des économies rurales et la promotion de la compétitivité sur les marchés internationaux sont autant de perspectives qui peuvent être exploitées.
La volatilité des prix de l'anacarde est un défi majeur pour les producteurs africains, qui sont souvent les plus vulnérables aux fluctuations du marché, et il est essentiel de mettre en place des mécanismes de régulation efficaces dans les filières anacarde.
Les attentes des acteurs de la filière anacarde en Côte d'Ivoire
Les acteurs de la filière anacarde en Côte d'Ivoire attendent du tout nouveau ministre de l'Agriculture, Monsieur Bruno Nabagné Kone, qu'il prenne des mesures concrètes pour stabiliser les prix de l'anacarde et améliorer le revenu des producteurs. Ils espèrent notamment la mise en place d'un mécanisme de prix minimum garanti (PMG) pour protéger les producteurs contre les fluctuations des prix, la création d'un fonds de stabilisation des prix pour soutenir les producteurs en cas de chute des prix, l'amélioration des infrastructures de stockage et de transformation pour réduire les pertes post-récolte, la promotion de la commercialisation collective pour renforcer la position des producteurs sur les marchés internationaux, et la mise en place de programmes de formation et de soutien technique pour améliorer la productivité et la qualité de l'anacarde ivoirienne.
Il est temps de donner aux producteurs la place qui leur revient au cœur de la filière anacarde. En faisant du producteur l'acteur central des chaînes de valeurs de cette spéculation, nous pouvons espérer un meilleur développement de la filière anacarde, qui bénéficie à tous les acteurs et contribue à la croissance économique de la Côte d'Ivoire.
Hosanna JP de Chantal